Dans la tradition médiévale, le vitrail se distingue par l'utilisation du verre soufflé teinté dans la masse, l'utilisation du plomb pour sertir les pièces et de l'étain, pour les soudure, ainsi que de l'utilisation de la grisaille. C'est la peinture vitrifiable la plus répendue dans le domaine du vitrail. Sa principale caractéristique est sa transparence.

 

La grisaille médiévale se compose :Grisaille - 01

-d'oxydes de fer en poudre très fine, qui lui donne cette couleur brune.

-de poudre de verre, qui lui permet d'adhérer au verre à la cuisson.

-d'un liant comme de l'eau, du vinaigre, ou encore, de l'essence de térébenthine.

 

Dans son exécution, la grisaille se combine à la technique du clair-obscur, allant du sombre au lumineux dans une même teinte. Elle se distingue de l'émail qui lui, est opaque.

La grisaille peut être appliquée au trait ou en lavis. Une fois posée, elle peut être travaillée mouillée ou à sec (dès la Renaissance), par retrait de matière à l'aide de brosses, de trainards ou d'un stylet. Ainsi fait, la grisaille doit être cuite à environ 620-670°C, pour adhérer à la surface du verre de manière permanente.

Ce ne sera que plus tard que l'on y ajoutera d'autres matériaux, afin d'obtenir une grisaille de couleur : du cuivre pour le rouge, du cobalt pour le bleu, du manganèse pour le mauve, des oxydes de cuivre et de fer pour le vert. Pour obtenir un verre teinté dans la masse, on reprend les même minéraux.